13 octobre 2009
Infatiguables, vraiment?
Infatiguable ou infatigable; orthographe.
- Certains morts sont vraiment infatiguables. (Stéphane Laporte.)
Infatigables.
Line Gingras
Québec
« La résurrection de Michael Jackson » : http://blogues.cyberpresse.ca/laporte/?p=949
23:33 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, orthographe, journalisme, presse
11 octobre 2009
Triplez la mise
- La stratégie des deux camps mise d'abord sur la mise sous pression du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) par l'entremise des téléspectateurs... (Stéphane Baillargeon.)
Une relecture attentive n'aurait-elle pas été de mise? On aurait pu écrire :
La stratégie des deux camps consiste d'abord à exercer des pressions sur le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) par l'entremise [ou par l'intermédiaire] des téléspectateurs...
Line Gingras
Québec
« La télévision comme champ de bataille » : http://www.ledevoir.com/2009/10/06/270346.html
02:51 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, journalisme, presse, médias
09 octobre 2009
Deux autres, dont deux...
- Un jeune homme a été tué et deux autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement, après un violent impact. (Hugo Meunier, dans La Presse.)
L'emploi du pronom relatif dont se justifierait s'il y avait au moins trois personnes blessées, ou si une seule était blessée grièvement. Dans le cas présent, on pouvait écrire :
... et deux autres personnes ont été blessées, toutes deux grièvement...
... et deux autres personnes ont été grièvement blessées...
Line Gingras
Québec
« Une poursuite policière tourne mal à Lachute » : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justic...
00:46 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, syntaxe, journalisme, presse
07 octobre 2009
Il souhaite qu'on espère?
- Malgré tout, « c'est très cher pour avoir ces joueurs-là; on espère trouver un jour des commanditaires pour les inviter », souhaite M. Langlois. (Frédérique Doyon.)
M. Langlois ne souhaite pas qu'on espère; il souhaite – il espère – trouver un jour des commanditaires pour inviter des champions mondiaux. Étant donné le contexte, je remplacerais souhaite M. Langlois par ajoute M. Langlois.
Line Gingras
Québec
« Échec et mat » : http://www.ledevoir.com/2009/09/04/265564.html
00:49 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, journalisme, presse, médias
06 octobre 2009
Plutôt que ce soit ces derniers qui soient
- Pour le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le projet de loi 16 fait en sorte que la société québécoise s'adapte aux nouveaux arrivants plutôt que ce soit ces derniers qui soient incités à s'intégrer. (Robert Dutrisac.)
On pourrait alléger ce passage :
... le projet de loi 16 fait en sorte que la société québécoise s'adapte aux nouveaux arrivants au lieu d'inciter ces derniers à s'intégrer.
Line Gingras
Québec
« "La liberté de religion, ce n'est pas une pizza" » : http://www.ledevoir.com/2009/10/06/270371.html
05:14 Publié dans Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, journalisme, presse, médias
05 octobre 2009
Une question d'attitude
-
L'attitude dédaigneuse du premier ministre envers la culture et les arts lui avaient attiré de nombreuses critiques de la part du Québec lors de la campagne électorale de 2008. (Sean Kilpatrick, PC.)
Non, ce ne sont pas la culture et les arts qui avaient attiré des critiques au premier ministre, mais plutôt son attitude dédaigneuse :
L'attitude dédaigneuse du premier ministre envers la culture et les arts lui avait attiré de nombreuses critiques de la part du Québec lors de la campagne électorale de 2008.
Line Gingras
Québec
« Harper s'improvise chanteur lors d'un gala au CNA » : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politi...
00:05 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
04 octobre 2009
Son cortège a sauté, tuant le chef
Participe présent; sujet implicite du participe présent; syntaxe du participe présent; grammaire française; syntaxe du français.
- Son cortège de six voitures a tout de même sauté le 14 février 2005 à Beyrouth, tuant le chef de gouvernement et 22 autres personnes... (Yves Boisvert.)
Le participe présent se rapporte normalement au sujet de la proposition principale. Or, ce n'est pas le cortège qui a tué le chef de gouvernement et 22 autres personnes, mais l'explosion; il aurait mieux valu écrire :
Son cortège de six voitures a tout de même sauté le 14 février 2005 à Beyrouth; l'explosion a tué le chef de gouvernement et 22 autres personnes...
Line Gingras
Québec
« Le professionnel » : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/yves-bois...
19:37 Publié dans Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, syntaxe, grammaire, journalisme
17 septembre 2009
Une épisode
Une épisode, un épisode; épisode, masculin ou féminin; genre du nom épisode.
- « Le fait que Sultan et ce soldat soient morts lors de cette épisode est déchirant », a estimé M. Keller... (AFP.)
Épisode est un nom masculin :
Prochain épisode, titre d'un roman d'Hubert Aquin.
... lors de cet épisode...
Line Gingras
Québec
« Sauvetage d'un journaliste : le New York Times se défend » : http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909...
06:16 Publié dans Cultiver le doute, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, journalisme, presse
16 septembre 2009
Ils se sont emparé de l'avion
Ils se sont emparé de; ils se sont emparés de; elles se sont emparé de; elles se sont emparées de; elle s'est emparé de; elle s'est emparée de; nous nous sommes emparé de; nous nous sommes emparés de; s'emparer de; accord du participe passé du verbe pronominal; verbe essentiellement pronominal; grammaire française; orthographe d'accord.
- Des pirates de l'air se sont brièvement emparé d'un avion de ligne au moment de son atterrissage à Mexico... (AP.)
Lorsque le verbe pronominal a un complément d'objet direct, c'est avec ce complément, s'il est antéposé (c'est-à-dire placé devant le verbe), que s'accorde le participe passé :
Les blessures qu'ils se sont infligées vont mettre beaucoup de temps à guérir.
Ils se sont infligé des blessures qui vont mettre beaucoup de temps à guérir.
Ils se sont lavés à la rivière.
Ils se sont lavé les mains.
Mais s'emparer n'a jamais de complément d'objet direct : on ne s'empare pas quelque chose ni quelqu'un. Il faut par conséquent se demander si le pronom réfléchi est analysable séparément, ou s'il fait corps avec le verbe. Si le pronom se remplissait la fonction de complément indirect, le participe passé demeurerait invariable (en l'absence de complément d'objet direct antéposé) :
Ils se sont écrit tous les jours pendant des années.
Dans le cas du verbe s'emparer, toutefois, le pronom réfléchi ne s'analyse pas séparément – il est comme agglutiné au verbe; celui-ci n'existe d'ailleurs qu'à la forme pronominale. Le participe passé doit donc s'accorder avec le sujet :
Ils se sont emparés du marché européen. (Petit Robert.)
Les révolutionnaires se sont emparés de la personne du chef de l'État. (Lexis.)
Les rebelles se sont emparés de la station de radio. (Multidictionnaire.)
Les filles se sont emparées des meilleures places.
Il fallait écrire :
Des pirates de l'air se sont brièvement emparés d'un avion de ligne au moment de son atterrissage à Mexico...
Line Gingras
Québec
« Brève prise d'otages à bord d'un avion d'Aeromexico » : http://web.ifrance.com/actu/monde/323000
07:48 Publié dans Cultiver le doute, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
13 septembre 2009
Un attentat par qui?
Ce dernier; grammaire française; syntaxe du français.
- ... la lettre que Denis Lortie avait envoyée à André Arthur, avant que ce dernier ne perpètre son attentat au parlement en 1984. (Antoine Robitaille.)
Ce dernier ne peut renvoyer qu'à André Arthur – celui dont on vient de parler. Je n'aime guère ce monsieur, mais ce n'est pas lui qui a commis l'attentat :
... la lettre que Denis Lortie avait envoyée à André Arthur avant de perpétrer son attentat...
Line Gingras
Québec
« La bataille des Plaines se transporte en Angleterre » : http://www.ledevoir.com/2009/09/12/266698.html
18:10 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, syntaxe, journalisme


