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12 avril 2007

Une témoin à la mémoire vascillante

Une témoin, la témoin; genre du nom témoin; témoin au féminin; accord par syllepse; grammaire française; syntaxe du français; orthographe.

« Une témoin à la mémoire vascillante » (titre d'un article de Brian Myles).

À cinq reprises dans le corps de son article, monsieur Myles emploie le nom témoin - chaque fois en parlant d'une femme, et chaque fois au masculin. Il aurait fallu en tenir compte dans l'établissement du titre, d'autant plus que témoin, d'après le Petit Robert (2007), le Hanse-Blampain et même le Multidictionnaire (quatrième édition), est seulement de genre masculin :

Cette femme a été le témoin de la défense. (Hanse-Blampain.)
Elle a été le témoin involontaire de cette scène. (Multidictionnaire.)

« La veille, le témoin C-17 avait déclaré que Désiré Munyaneza l'avait violée à quatre reprises au cours du génocide... »

L'accord par syllepse, c'est-à-dire selon le sens, a paru préférable, ici, à l'accord grammatical. Il crée cependant un certain malaise, ce qu'on aurait pu éviter en remplaçant le témoin C-17 par un terme féminin désignant la même personne : le journaliste utilise déjà survivante (du génocide rwandais) et jeune femme...

Line Gingras
Québec

« Procès pour crime de guerre, crime contre l'humanité et génocide - Une témoin à la mémoire vascillante » [sic] : http://www.ledevoir.com/2007/04/12/139105.html

Commentaires

La forme une témoin comme épicène a été retenue dans le guide des féminisations en France. La forme une témoigne a existé en moyen français, mais au XIXe s. Nyrop jugeait qu'une témoine était une forme familière à éviter.

Écrit par : Dominique | 12 avril 2007

Qu'on finisse par accepter «témoin» comme nom masculin ou féminin, ça ne m'étonnerait pas.

Écrit par : Choubine | 12 avril 2007

j'ai la mémoire qui flanche...

Écrit par : Bailili | 12 avril 2007

Je me souviens plus très bien...

Écrit par : Choubine | 13 avril 2007

J'arrive après la bagarre... Je croyais qu'on vivait une époque de féminisation intensive et que ce genre de problème ne devait plus se poser... Si je comprends bien on a féminisé les noms masculins "nobles", de profession par exemple mais les mots modestes ont échappé au processus...

Écrit par : Rosa | 16 avril 2007

On y viendra peut-être. Mais il y a aussi des noms féminins qui s'emploient pour désigner des hommes : on cite souvent l'exemple de «sentinelle», et on parle de la basse Joseph Rouleau.

Écrit par : Choubine | 16 avril 2007

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