12 novembre 2009
Quelle que question?
Quelle que question que ce soit; quelque question que ce soit; quelle que ou quelque; quel que ou quelque; grammaire française; orthographe.
- ... refusant de répondre à quelle que question que ce soit. (Robert Dutrisac.)
On écrit :
Quelle que soit la question, il refusera d'y répondre.
Il a refusé de répondre aux questions, quelles qu'elles soient.
Mais :
... refusant de répondre à quelque question que ce soit.
Line Gingras
Québec
« Taillon part en alertant la SQ » : http://www.ledevoir.com/2009/11/11/276602.html
07:49 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
13 octobre 2009
Infatiguables, vraiment?
Infatiguable ou infatigable; orthographe.
- Certains morts sont vraiment infatiguables. (Stéphane Laporte.)
Infatigables.
Line Gingras
Québec
« La résurrection de Michael Jackson » : http://blogues.cyberpresse.ca/laporte/?p=949
23:33 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, orthographe, journalisme, presse
17 septembre 2009
Une épisode
Une épisode, un épisode; épisode, masculin ou féminin; genre du nom épisode.
- « Le fait que Sultan et ce soldat soient morts lors de cette épisode est déchirant », a estimé M. Keller... (AFP.)
Épisode est un nom masculin :
Prochain épisode, titre d'un roman d'Hubert Aquin.
... lors de cet épisode...
Line Gingras
Québec
« Sauvetage d'un journaliste : le New York Times se défend » : http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909...
06:16 Publié dans Cultiver le doute, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, journalisme, presse
16 septembre 2009
Ils se sont emparé de l'avion
Ils se sont emparé de; ils se sont emparés de; elles se sont emparé de; elles se sont emparées de; elle s'est emparé de; elle s'est emparée de; nous nous sommes emparé de; nous nous sommes emparés de; s'emparer de; accord du participe passé du verbe pronominal; verbe essentiellement pronominal; grammaire française; orthographe d'accord.
- Des pirates de l'air se sont brièvement emparé d'un avion de ligne au moment de son atterrissage à Mexico... (AP.)
Lorsque le verbe pronominal a un complément d'objet direct, c'est avec ce complément, s'il est antéposé (c'est-à-dire placé devant le verbe), que s'accorde le participe passé :
Les blessures qu'ils se sont infligées vont mettre beaucoup de temps à guérir.
Ils se sont infligé des blessures qui vont mettre beaucoup de temps à guérir.
Ils se sont lavés à la rivière.
Ils se sont lavé les mains.
Mais s'emparer n'a jamais de complément d'objet direct : on ne s'empare pas quelque chose ni quelqu'un. Il faut par conséquent se demander si le pronom réfléchi est analysable séparément, ou s'il fait corps avec le verbe. Si le pronom se remplissait la fonction de complément indirect, le participe passé demeurerait invariable (en l'absence de complément d'objet direct antéposé) :
Ils se sont écrit tous les jours pendant des années.
Dans le cas du verbe s'emparer, toutefois, le pronom réfléchi ne s'analyse pas séparément – il est comme agglutiné au verbe; celui-ci n'existe d'ailleurs qu'à la forme pronominale. Le participe passé doit donc s'accorder avec le sujet :
Ils se sont emparés du marché européen. (Petit Robert.)
Les révolutionnaires se sont emparés de la personne du chef de l'État. (Lexis.)
Les rebelles se sont emparés de la station de radio. (Multidictionnaire.)
Les filles se sont emparées des meilleures places.
Il fallait écrire :
Des pirates de l'air se sont brièvement emparés d'un avion de ligne au moment de son atterrissage à Mexico...
Line Gingras
Québec
« Brève prise d'otages à bord d'un avion d'Aeromexico » : http://web.ifrance.com/actu/monde/323000
07:48 Publié dans Cultiver le doute, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
25 août 2009
Jamais nous nous exposons
Jamais et le ne explétif; jamais au sens négatif; grammaire française.
- La pluie a peut-être plein de pouvoirs thérapeutiques que nous ignorons car jamais nous nous exposons à elle. (Stéphane Laporte.)
Au sens négatif de « à aucun moment », « en aucun temps », « en aucune occasion », jamais est généralement accompagné d'une négation – ne ou sans :
Depuis dix ans qu'il était à Rio de Janeiro jamais Kéroual n'avait raté l'arrivée ou le départ d'un bateau de France. (Cendrars, dans le Trésor de la langue française informatisé.)
... car jamais nous ne nous exposons à elle.
J'ai consulté le Multidictionnaire et le Hanse-Blampain.
Line Gingras
Québec
« La pluie est magnifique » : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/stephane-...
05:53 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, journalisme, presse
16 août 2009
Qui est ses parents?
Qui, sujet ou attribut; grammaire française; orthographe d'accord.
- Des petits changements affecteront légèrement le design du vélo, notamment l'inversion des freins sur les poignées, et Bixi ne s'appellera pas nécessairement Bixi. « Mais je peux vous assurer que personne ne va mettre en doute qui était son père et sa mère », a lancé Roger Plamondon, président du CA de la Société de vélo en libre-service. (Lisa-Marie Gervais.)
Dans le passage à l'étude, qui n'est pas sujet, mais attribut : son père et sa mère étaient... qui donc?
(Il y a inversion, en raison de l'interrogation indirecte.)
Line Gingras
Québec
« Bixi part à la conquête du monde » : http://www.ledevoir.com/2009/08/13/262685.html
18:23 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
14 août 2009
Un coca sans sucres pour les températures chaudes
Vous trouverez dans les commentaires, à cette adresse, quelques réflexions – un peu rapides il est vrai – sur des questions d'une brûlante actualité.
04:48 Publié dans Cultiver le doute, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, journalisme, publicité
11 août 2009
Il a bondit
Il a bondit; il a bondi; participe passé du verbe bondir; grammaire française; orthographe.
- ... le nombre d'attentats fomentés contre le chef d'État américain a bondit de 400 %... (Cyberpresse.)
Le participe passé du verbe bondir ne prend pas de t :
La bête souple du feu a bondi d'entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin... (Giono, dans le Trésor de la langue française informatisé.)
La forme bondit correspond à la troisième personne du singulier du présent ou du passé simple de l'indicatif :
Le téléphone sonna. Il était dix heures. Nous échangeâmes un regard étonné, puis plein d'espoir [...] Mon père bondit vers l'appareil, cria « Allo » d'une voix joyeuse. (Sagan, dans le Trésor.)
Il fallait écrire :
... le nombre d'attentats [...] a bondi...
Line Gingras
Québec
« Obama menacé 30 fois par jour » : http://www.cyberpresse.ca/actualites/ailleurs-sur-le-web/...
01:36 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme
08 août 2009
En l'occurence
En l'occurence; en l'occurrence; orthographe.
- Juliette Gréco, avant de lancer hier soir la toute dernière chanson de son récital, en l'occurence Ne me quitte pas, immortelle des immortelles... (Sylvain Cormier.)
On écrit en l'occurrence – avec deux c et deux r. Bien entendu, j'ai vérifié...
Line Gingras
Québec
« Juliette Gréco au théâtre Maisonneuve de la PdA – Place à Gérard Jouannest » : http://www.ledevoir.com/2009/08/03/261449.html
05:00 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, orthographe, journalisme, presse
28 juillet 2009
Une belle accueil
- « L'accueil que m'ont réservée les partisans [...] a changé le cours de ma carrière de plusieurs façons. » (Marc Antoine Godin, dans La Presse, citant Alex Kovalev.)
Le participe passé employé avec l'auxiliaire avoir, on le sait, s'accorde avec le complément d'objet direct, si celui-ci précède le verbe. Les partisans ont réservé quoi? un accueil :
L'accueil que m'ont réservé les partisans...
Line Gingras
Québec
« Kovalev : "Le Canadien ne m'a pas laissé le temps de réagir" » : http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/200907/07/01-8820...
06:40 Publié dans Cultiver le doute, On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : langue française, grammaire, orthographe, journalisme


