06 novembre 2009
Valses d'amour
Ensemble vocal André Martin; chant choral; Québec; Liebeslieder Walzer; Johannes Brahms.
Le dimanche 29 novembre prochain, l’Ensemble vocal André Martin invite les mélomanes de Québec à se laisser emporter par les étourdissantes Liebeslieder Walzer (opus 52 et 65), de Johannes Brahms.
Entendre pour la première fois – ou pour la centième – les Valses d’amour de Brahms, c’est plonger dans un torrent de lumière tumultueuse. Voici le piano qui dévale de la montagne; non, il vogue sur le Danube, tournoie dans les cafés de Vienne, se repose dans la paix du soir… Voici les voix d’hommes et de femmes qui s’unissent, qui s’opposent, qui souffrent, se déchirent et se désirent. Voici l’oiseau et la forêt, la mer et le ciel qui nous ressemblent, mais sont souvent plus heureux.
Voici la passion qui séduit et caresse, qui embrase et ne laisse que ruines. Voici l’art, enfin, qui seul peut ramener la sérénité.
Line Gingras
Valses d’amour de Brahms
Ensemble vocal André Martin
Avec Dina Haché-Martin et Rachel Martel au piano quatre mains
Dimanche 29 novembre 2009 à 14 h
Maison généralice des Sœurs du Bon-Pasteur
2550, rue Marie-Fitzbach
Québec
15:56 Publié dans Chant choral | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : québec, chant choral, musique classique, brahms
24 juillet 2009
Anniversaires
Charles de Gaulle; Jacques Cartier; croix de Gaspé; 24 juillet; chemin du Roy; Vive le Québec libre!
Quelques anniversaires aujourd'hui.
Le 24 juillet 1534, il y a quatre cent soixante-quinze ans, Jacques Cartier plantait à Gaspé une croix haute de trente pieds, portant l'inscription Vive le Roy de France.
Le 24 juillet 1967, Charles de Gaulle, désireux semble-t-il d'effacer une dette de la France à l'égard du Québec, lançait son fameux Vive le Québec libre! du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, devant la foule massée sur la place... Jacques-Cartier.
Le choix de la date me paraît significatif : de Gaulle, ancien professeur d'histoire à l'école militaire de Saint-Cyr, s'intéressait beaucoup au rôle qu'avait joué la France en Amérique. La veille, soit le 23 juillet 1967, il était arrivé à Québec sur le croiseur français Colbert, à bord duquel il avait remonté le Saint-Laurent – comme Jacques Cartier avant lui... Le 24, il avait gagné Montréal en suivant le chemin du Roy.
Ça n'a aucun rapport avec ces faits historiques, mais toujours est-il que, le 24 juillet 1967, j'ai eu douze ans.
Line Gingras
Québec
23:55 Publié dans C'était hier | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : québec, histoire, de gaulle
23 juin 2009
Merci de bien vouloir accepter le français
- La jeune génération accepte de plus en plus de travailler, d'échanger en français et d'accepter le français comme langue commune notamment. (Marco Bélair-Cirino.)
La jeune génération accepte [...] d'accepter? J'espère ne pas me montrer trop exigeante en la priant d'adopter le français comme langue commune.
Line Gingras
Québec
« Sondage – Le français à Montréal : 90 % des francophones sont inquiets » : http://www.ledevoir.com/2009/06/22/256166.html
00:05 Publié dans On ne se relit jamais trop, Questions de langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, québec, journalisme, presse
28 mars 2009
Au vert bois, je m'en irai...
Ensemble vocal André Martin; EVAM; Le château aux longs rideaux dans l'eau; chant choral; concert à Québec.
Promenons-nous dans le bois..., dit une ronde enfantine. Dans un bois solitaire et sombre..., chante Mozart. Dans les allées ombreuses où l'on rencontre des fées malicieuses, des nymphes charmantes, de mélodieux rossignols, toutes les créatures ont l'esprit à la fête. Mais les jeux et les ris ont une fin; les danseuses dorment avant le jour; le temps fuit avec l'amour, qui nous a percé le cœur. Que reste-t-il alors des plaisirs envolés? Vienne la nuit consolatrice, nuit sereine qui fait naître les songes...
C'est à un voyage dans le monde du rêve et du merveilleux – et dans les sentiers de l'âme – que l'Ensemble vocal André Martin (EVAM) vous invite, le dimanche 19 avril à 14 h, si vous avez le bonheur de vous trouver à Québec. Nous partirons des bosquets riants et enchantés de l'Angleterre du dix-septième siècle, avec Henry Purcell, pour arriver au bal imaginaire où nous attend le pauvre Bozo de Félix Leclerc. Sur notre chemin, il y aura encore Britten, Gluck, Brahms, Mozart, Monteverdi, Rameau, Ravel... L'EVAM sera accompagné d'un petit ensemble instrumental.
Soyez des nôtres pour entendre les voix des muses, leur chant tour à tour joyeux et apaisant comme celui des étoiles.
Line Gingras
Le château aux longs rideaux dans l'eau
Le merveilleux en musique, depuis Purcell
Ensemble vocal André Martin
Accompagné d'un petit ensemble instrumental
Église Saint-Patrick (1145, av. de Salaberry, Québec)
Dimanche 19 avril 2009, 14 h
Entrée : 20 $
22:20 Publié dans Chant choral | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant choral, québec
02 novembre 2008
Une puce obstinément française
Ensemble vocal André Martin; EVAM; Les jours s'en vont..., je demeure; chant choral; chansons a cappella; concert à l'église Notre-Dame-des-Victoires, Québec.
Ah! l'agaçante puce :
Quand mes yeux je pense livrer au sommeil,
Elle vient me piquer, me démange, et me point, et me garde de dormir.
Jean-Antoine de Baïf, à qui sont attribuées les paroles de cette chanson de Claude Le Jeune (Une puce), vivait au XVIe siècle; il s'exprimait en français, à l'évidence, même si nous avons parfois un tantinet de misère à comprendre certains des mots et des tournures qu'il emploie.
Par « nous », je veux dire la vingtaine de choristes composant cet automne l'Ensemble vocal André Martin, qui donnera dans trois semaines un concert où sera à l'honneur la chanson française a cappella, de Ronsard à Félix Leclerc.
Que fait donc au juste cette puce qui « me pique, me démange, et me point »? N'est-ce pas « pointe » qu'il faudrait lire? nous sommes-nous demandé un soir de répétition. Pointe, présent de l'indicatif du verbe pointer?
J'ouvre mon dictionnaire d'ancien français – où je trouve des arguments convaincants, oui, mais en faveur du verbe poindre. Sens 1 : piquer; sens 3 : éperonner; sens 8 : faire souffrir, incommoder.
Ainsi, les cruelles puces du temps jadis sont demeurées telles aujourd'hui : obsédantes ritournelles de nos amours elles nous tourmentent, sans répit. Mieux vaut en rire...
Peu importe le siècle auquel nous appartenons, francophones d'Europe ou d'Amérique, nous vivons d'eau et de lumière; de tendresse, de jeux et de folie; de joies et d'espoir; et quelquefois de regrets atrocement doux. Cette âme qui demeure, et que révèlent nos chansons, s'incarne dans notre langue commune.
Qu'ils s'appellent Charles d'Orléans, Pierre de Ronsard, Clément Marot, Guillaume Apollinaire, Félix Leclerc ou Sylvain Lelièvre, nos poètes disent qui nous sommes, notre façon d'être au monde; ils ont la voix de notre cœur. Si vous êtes à Québec le dimanche 23 novembre, venez les entendre.
Line Gingras
Les jours s'en vont..., je demeure
Chansons françaises, de Ronsard à Félix Leclerc
Ensemble vocal André Martin
Avec la participation de Richard Joubert (commentaires) et d'Alfred Marin (viole de gambe)
Église Notre-Dame-des-Victoires (Place Royale, Québec)
Dimanche 23 novembre 2008, 14 h
Entrée : 15 $
04:30 Publié dans Chant choral, Le billet du dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, chant choral, chanson française, québec
24 juin 2008
Sur la défensive de la langue française
En raison des difficultés techniques dont je vous dis un mot dans ma note du 29 février, vous trouverez ce billet à l'adresse suivante : http://chouxdesiam.canalblog.com/archives/2008/06/24/9687....
06:10 Publié dans Questions de langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, syntaxe, québec, francophonie
30 avril 2008
Louange Te rendray
En raison des difficultés techniques dont je vous dis un mot dans ma note du 29 février, vous trouverez ce billet à l'adresse suivante : http://chouxdesiam.canalblog.com/archives/2008/04/29/9008....
06:38 Publié dans Chant choral | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chant choral, musique religieuse, congrès eucharistique international, québec
19 janvier 2008
La clarinette basse, vous connaissez?
Au début de décembre, je vous ai parlé du concert que l'Ensemble vocal André Martin présentera dans une petite semaine, soit le samedi 26 janvier, sous le thème Lumière des nations : http://chouxdesiam.hautetfort.com/archive/2007/12/02/lumi....
Nous chanterons certaines pièces a cappella, mais d'autres seront accompagnées par un orchestre de treize musiciens - pour lequel notre chef, qui est aussi compositeur, a écrit ses propres arrangements. Cet ensemble devait inclure un basson; hélas, notre bassoniste s'est fracturé le poignet, et aucun autre n'était disponible à Québec. Nous avons eu recours à une clarinette basse.
Ce matin, donc, arrive à la répétition une toute jeune femme, radieuse, qui s'installe juste devant nous, les contraltos. Vous connaissez la clarinette basse? C'est une voix ample, puissante, chaleureuse. Après trois notes, j'étais envoûtée.
Quel bonheur de découvrir cet instrument, dans un répertoire qui lui est inhabituel, étant donné son invention tardive. La joie de la clarinettiste faisait plaisir à voir - et à entendre.
Dans ma prochaine vie, je jouerai de la clarinette basse, moi aussi.
Line Gingras
Québec
23:55 Publié dans Chant choral | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Musique classique, chant choral, Québec
02 décembre 2007
Lumière des nations
Ensemble vocal André Martin; EVAM; Congrès eucharistique international; Québec; église Saint-Dominique; musique classique; musique religieuse; concert.
Lumière des nations... Ce sera le thème du concert que l'Ensemble vocal André Martin (EVAM), dont je fais partie, présentera le samedi 26 janvier 2008 à 20 h, à l'église Saint-Dominique de Québec.
Rappelez-vous cette immense acclamation des anges, que les monts de Galilée ont répercutée jusqu'à nous : Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! Pour le premier de nos deux concerts se rapportant au volet culturel du Congrès eucharistique international, événement qui rassemblera à Québec, en juin prochain, des catholiques du monde entier, nous avons voulu évoquer l'universalité de la quête spirituelle.
À la source de toutes les religions il y a une soif, insatiable, d'amour, de respect, de sérénité; il y a le besoin de trouver un sens à la vie; il y a une recherche de dépassement, dont le champ est l'infini. Nous venons au monde dans une communauté culturelle donnée, au sein d'une société qui, dans une certaine mesure, façonne nos croyances; mais nous avons tous, me semble-t-il, la même soif, la même faim de connaître ce qui est plus grand que nous, cet esprit qui réunit l'humanité sous son aile.
Comment cette aspiration s'est-elle traduite dans la chrétienté, chez des peuples différents? Cette question a guidé notre choix des œuvres au programme; nous ne pouvons cependant, en une soirée, que donner un aperçu des formes diverses qu'a empruntées, au cours des siècles, l'expression d'une espérance qui a animé tant de nos semblables. Ont été retenus, en plus de brèves pièces attachantes, dont plusieurs a cappella, des extraits de chefs-d'œuvre parmi les plus marquants. Ont été appelés à témoigner de leur foi certains des compositeurs les plus éminents - de Purcell, Lassus et Victoria à Fauré, Poulenc et Rachmaninoff, sans oublier Bach, Mozart, Bruckner, Händel, Vivaldi, Monteverdi...
L'Ensemble vocal André Martin sera accompagné, pour ce concert dédié à l'étincelle divine que nous portons en nous, par un orchestre d'une douzaine de musiciens.
Line Gingras
Québec
06:25 Publié dans Chant choral | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique classique, Québec, chant choral, religion
23 septembre 2007
Le « nous » québécois
[Réponse à une lectrice française, Rosa, qui m'interrogeait sur le nous québécois.]
La question du nous est délicate, parce qu'elle touche à notre identité collective. Qui sommes-nous? Qui peut se dire Québécois?
Lorsque j'étais enfant, on appelait Québécois, dans la langue courante, les habitants de la ville de Québec; à l'échelle de la province, on se divisait essentiellement entre Canadiens anglais et Canadiens français. Nous, les Canadiens français, étions attachés à ce que nous nommions le Canada; mais cette terre de nos aïeux était associée au fleuve géant (le Saint-Laurent), comme le précise notre hymne national. À l'église, un de nos cantiques, Notre-Dame du Canada, reprenait cette idée : Regarde avec amour, sur les bords du grand fleuve / Ce peuple jeune encore qui grandit frémissant / Tu l'as plus d'une fois consolé dans l'épreuve / Ton bras fut sa défense, et ton bras est puissant...
Notre peuple était canadien, de langue française et de religion catholique. (Je simplifie, bien sûr.) Deux siècles après la défaite des plaines d'Abraham, il était pauvre, se croyait né pour un p'tit pain. Replié sur lui-même, il comptait sur une élite de prêtres, de médecins, de notaires et d'avocats pour le diriger. Il avait lutté pour sa survie en faisant des enfants, beaucoup d'enfants.
Un jour, à l'adolescence, j'ai remplacé plus ou moins discrètement, dans le refrain du cantique, du Canada par des Québécois.
La Révolution tranquille a transformé notre société, qui s'est affranchie de la tutelle de l'Église; l'argent détestable nous a paru, de plus en plus, désirable; le monde des affaires, attirant. L'exposition universelle de 1967 nous a ouverts au monde et nous a montré que nous étions capables, nous aussi, d'audace et de grandes réalisations. Le Parti québécois nous a entraînés dans son rêve immense. Le français s'est imposé jusque dans les commerces de Montréal.
Et aujourd'hui, qui sommes-nous? Les Québécois de vieille souche ne font plus assez d'enfants; notre société doit accueillir des immigrants et favoriser leur intégration. Francophones et anglophones, Québécois de vieille souche ou de souche récente, nous avons en commun la langue française, paraît-il. L'aimons-nous comme un bien précieux? Dans l'expression Français d'Amérique, quel mot trouvons-nous le plus important?
Après le référendum de 1995, on a proclamé que le terme Québécois s'appliquait à tous les habitants du Québec - et à eux seuls. Moi qui vivais à Ottawa, je me trouvais soudain du mauvais côté de la rivière - rejetée. Je ne me suis jamais sentie Franco-Ontarienne. Je n'étais plus Québécoise. Alors qu'un immigré de fraîche date, ne sachant rien de l'histoire du Québec, ne parlant peut-être même pas français, pouvait se dire Québécois, lui.
Les choses n'ont pas changé de ce côté; seulement, je suis revenue m'établir à Québec. Suis-je donc Québécoise, à nouveau? Comment pourrais-je appartenir, véritablement, à un peuple qui se définit de façon si superficielle? - qui m'accueille aujourd'hui, qui me repousserait aussi facilement demain? Pourquoi voudrais-je, même, lui appartenir? Quelle signification cela pourrait-il avoir?
Je suis Québécoise, malgré tout. Je ne peux pas rejeter le nous comme le nous a prétendu me rejeter. Mes racines sont plus fortes, plus profondes que cela. Elles plongent dans le terreau de la langue, de l'histoire, de la culture. Je ne me laisserai plus exclure. Mais le peuple québécois, avec tous les éléments qui le composent, anciens et nouveaux, ne survivra que s'il définit clairement les caractéristiques communes qui le distinguent des autres peuples d'Amérique - et s'il s'attache à les mettre en valeur.
L'identité, l'appartenance à un peuple, ce n'est pas une simple question de domicile.
Line Gingras
Québec
07:24 Publié dans Le billet du dimanche | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Québécois, langue française, culture


